Haití: a pesar del acuerdo con los sindicatos, continúan las protestas

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Haïti-Economie : Poursuite de la mobilisation pour la baisse des produits pétroliers

L’accord paraphé entre le gouvernement haïtien et des syndicats de chauffeurs pour une relative baisse des produits pétroliers dans la nuit du 02 février a été rejeté par des franges du mouvement social haïtien qui protestent dans les rues pour continuer à exiger une réduction à moitié prix.

Selon une note du ministère de la communication, « le prix du gallon de l’essence passe de 215 gourdes à 195 gourdes ; le prix du gallon de diesel passe de 177 gourdes à 157 gourdes ; le prix du gallon de kérosène passe de 171 gourdes à 156 gourdes ».

Les prix seront effectifs dans les stations d’approvisionnement à partir du 6 février 2015.

Les syndicats sont accusés d’être des « jaunes », c’est-à-dire oeuvrant contre l’intérêt des travailleurs, et le gouvernement de « ridiculiser les classes populaires ».

Les étudiants des facultés des sciences humaines et sociales de l’Université d’Etat d’Haïti sont à pied d’œuvre dans la protestation. Ce 4 février, ils ont érigé des barricades à l’Avenue Christophe et dans les parages du Champs de Mars, principale place publique de Port-au-Prince.

Un étudiant finissant en sociologie à la faculté des sciences humaines (Fasch) parle de « réveil estudiantin contre un alibi ministériel et une irresponsabilité syndicale ».

Dans les tap tap, les passagers regrettent que malgré la réussite de la journée de grève du 02 février, les syndicats de transport n’ont pu obtenir qu’une « insignifiante réduction » de 5 gourdes sur les prix à la pompe alors que leur revendication était une baisse de d’environ 100 gourdes.

Des milieux politiques d’opposition au pouvoir en place réprouvent aussi le niveau de la baisse et appellent à la continuation de la mobilisation.

La grève a été levée le 3 février 2015, pourtant les syndicalistes se disent « insatisfaits ».

Lors d’une conférence de presse ce 04 février 2015 à Port-au-Prince, Jacques Anderson Desroches du sous-secteur du transport terrestre affirme : « nous ne sommes pas satisfaits. Mais notre seule priorité est d’aboutir à l’installation par le gouvernement de la Commission nationale du transport, ayant pour mission, entre autres, de fixer les prix de l’essence et des différents circuits ».

Un sit-in devant le Ministère de l’économie et des finances (Mef)

Des organisations du mouvement social haïtien et de l’université annoncent un sit-in le 5 février devant les locaux du Mef pour exiger « la réduction de moitié du prix des produits pétroliers, la baisse incessante du cout du transport public ainsi que celle des produits de première nécessité ».

Le Mouvement démocratique populaire (Modep), le Groupe de réflexion sur les problèmes sociaux (Greps), le Cercle d’études en littérature gramscienne (Sèk Gramsci) font partie des appelants au sit-in.

Taxer davantage les plus riches, freiner la course folle de la corruption dans l’administration publique, cesser les voyages et dépenses inutiles des autorités sont des propositions faites pour compenser les éventuelles pertes sur les hydrocarbures.

Les produits pétroliers sont considérés comme stratégiques en Haïti. En général la fluctuation de leur prix agit également sur celui des produits de première nécessité.

Alter Presse

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